Les Coréens nourrissent pour la France un amour à sens unique et les relations entre la France et la Corée ne se sont guère approfondies depuis l’ouverture des relations diplomatiques voici cent vingt ans, regrette Hyeri Ham dans un livre destiné à présenter à ses compatriotes un tableau de la France qui aille au-delà des apparences auxquelles s’en tiennent les touristes. L’auteure a vécu en France quatre ans comme étudiante puis trois ans comme correspondante du journal Sôul-sinmun.
Encore quatre livres écrits par les rosbifs sur les frogs, s’amuse Donald Morrison dans le Financial Times. « Ce qui entretient notre obsession des Français est qu’ils ne prêtent guère attention à ce que nous pensons d’eux », écrit-il. Car les livres écrits par les frogs sur les rosbifs se font rares… Le meilleur ouvrage est celui de Lucy Waldham, qui habite dans les Cévennes. « Comme une épouse qui souffre de son conjoint depuis longtemps, écrit-elle, après toutes ces années, et en dépit de tout, il n’y a personne d’autre au monde avec qui je préférerais être. J’adore ce pays autant que je le méprise. »
En rendant compte du livre du romancier et juriste Louis Begley sur l’affaire
Dreyfus, le chroniqueur du New Yorker note que ce fut, pour Theodor Herzl,
le fondateur du sionisme, l’événement qui le convainquit de l’impossibilité
pour les Juifs de jamais se sentir en sécurité en Europe. Mais un lecteur
relève que, dans son livre récent sur Herzl, l’universitaire Shlomo Avineri raconte une autre histoire. Herzl est longtemps resté persuadé de la culpabilité de Dreyfus et voyait surtout dans l’affaire une manifestation de l’antigermanisme français. C’est l’antisémitisme en Allemagne, en Europe centrale et en Russie qui incita Herzl à chercher un sanctuaire loin de l’Europe.
Traduit en anglais sous le titre « L’empire des mensonges », le livre de Guy Sorman L’Année du coq. Chinois et rebelles (Fayard 2006) fait l’objet d’un compte rendu très critique dans Asia Times. Signé Benjamin Shobert, un consultant qui aide les entreprises chinoises à introduire leurs innovations sur le marché américain, l’article fustige le point de vue développé par Sorman (et d’autres) selon lequel l’évolution de la Chine doit être exclusivement jugée à l’aune du sort fait aux libertés individuelles. Sorman a raison de souligner que les analyses publiées sur la Chine sous-estiment la gravité des problèmes du pays profond, écrit Shobert, mais il se trompe lourdement en voulant nous faire croire que la classe dirigeante chinoise fait du surplace depuis l’époque de Mao. Le tableau qu’il nous sert est une caricature de la réalité chinoise, dictée par des préjugés occidentaux.
Écrites à l’âge de 25 ans, entre le printemps 1831 et février 1932,
quand il revint en France, les lettres d’Amérique de Tocqueville vont être pour la première fois traduites en français. En rassemblant ces lettres, le traducteur s’est rendu compte qu’il n’en existait que des copies manuscrites. Les originaux ont disparu. « C’est un mystère, a confié Frederick Brown au New York Times. Quelqu’un doit les avoir quelque part. Elles valent une fortune. »
Un excellent historien anglais s’est attaqué au portrait d’une redoutée famille du XVIe siècle, associée au massacre de la Saint-Barthélemy et aux pires intrigues de cour. Son objectif : « Déconstruire la “légende noire” » qui reste attachée aux Guise, écrit Peter Marshall dans la Literary Review. Une somme qui se lit comme un roman et démolit quelques mythes. Les Guise n’étaient pas les zélotes du catholicisme que l’on croit. L’ombre de l’Angleterre d’Elizabeth plane sur toute leur action politique. Et les huguenots étaient tout sauf des saintes nitouches…
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Le 30 septembre 2005, le quotidien danois Jyllands-Posten
publiait douze caricatures du prophète Mahomet, déchaînant l’ire de
nombreux musulmans à travers le monde. En octobre 2009, est parue une étude globale de cette affaire (« Les caricatures qui ébranlèrent le monde », par Jytte Klausen). Elle a la particularité d'être amputée de toute illustration... => Lire la suite
En complément à l'article du n°12 de Books « Chatterton, un poète pas si maudit », voici un extrait de l'introduction à la pièce de théâtre Chatterton. Alfred de Vigny y expose sa vision du poète (paru chez Acte Sud et traduit de l'arabe par Hussein Emara et Moïna Fauchier Delavigne). Cet extrait est lu par Clémentine Jouffroy.
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